dimanche 20 mai 2012

Francesco Rosi, un Lion parmi ses compatriotes

RÉCOMPENSE -  La Mostra rend hommage à l’œuvre du cinéaste.


"La vie italienne, je l’ai racontée. […] J’ai déjà touché à beaucoup de réalités." Francesco Rosi, à presque 90 ans, s’est confié il y a peu à La Stampa.

 Dans son appartement romain, le téléphone ne cesse de sonner : le cinéaste a été choisi à l’unanimité pour recevoir un Lion d’or lors du prochain festival de Venise, afin de récompenser une carrière consacrée à dépeindre son pays. Le 31 août, ce sera son ami Martin Scorsese qui lui remettra ce prix. 

Retour en 1948, l’année qui changea la vie du jeune napolitain Francesco Rosi. Ancien étudiant en droit, il se lance dans le monde du spectacle et assiste Luchino Visconti sur le tournage du chef-d’œuvre du néoréalisme, La terre tremble. S’ensuivirent d’autres collaborations entre les deux hommes, Senso et Bellissima. Sa carrière joliment lancée, Francesco Rosi réalise son premier long métrage en 1958, Le Défi, qui s’octroie le prix spécial du jury à… Venise.

Au fil de ses œuvres, Il demeura profondément attaché à représenter le réel, avec une rigueur morale. On retiendra à son palmarès Salvatore Giuliano (1962), Main basse sur la ville (1963), L'affaire Mattei (1972), Le Christ s'est arrêté à Eboli (1979), Trois frères (1981) ou encore Carmen (1984). Il n’a cependant rien tourné depuis une quinzaine d’années. Pas Oliveira dans l’âme ? Certes, mais un autre obstacle s’impose sur la route de Francesco Rosi : "En ce moment, réaliser un film qui parle de l’actualité est très problématique, parce que l’Italie d’aujourd’hui change à chaque heure qui passe."

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