jeudi 20 décembre 2012

Paolo Virzì, le cinéaste qui aimait les précaires

SORTIE FRANÇAISE – Le réalisateur toscan (Napoléon et moi, Tutta la vita davanti, La prima cosa bella), revient dans les salles obscures le 11 septembre 2013 avec Chaque jour que Dieu fait.


Chaque jour que Dieu fait (Tutti i santi giorni), Paolo VirzìDeux jeunes précaires, une grande histoire d’amour, un ventre qui refuse de s’arrondir.
Ce synopsis pourrait paraitre léger si le réalisateur de la comédie Chaque jour que Dieu fait (Tutti i santi giorni) n’était autre que Paolo Virzì.

A découvrir en France le 11 septembre prochain.
 L’attente se fait d’autant plus impatiente que parmi les scénaristes figure Francesco Bruni, qui avait déjà collaboré avec le cinéaste pour le touchant Tutta la vita davanti. Marta y découvrait la précarité dans un call center déjanté.

Cette fois encore, on espère donc humour, sensibilité, réalisme, enrobés par une mise en scène audacieuse. Mais Paolo Virzì (comme les acteurs débutants Thony et Luca Marinelli) a encore tout à prouver... Après avoir été relativement discret dans les salles italiennes avec 1,9 million d’euros encaissés, Chaque jour que Dieu fait a en tout cas séduit les spectateurs français lors du dernier festival de Villerupt : le film a remporté l’Amilcar du public 2012.

Déjà reparti vers d’autres horizons, Paolo Virzì a annoncé la semaine dernière sur Twitter le début du tournage de Il capitale umano ("Le capital humain"), en Lombardie, sous la neige. Au programme, plus de précaires... mais des hommes d'affaires en souffrance.




Pour en savoir plus
Chaque jour que Dieu fait (Tutti i santi giorni) de Paolo Virzì, sortie française mercredi 27 mars 2013. Avec Luca Marinelli, Thony, Micol Azzurro...

2 commentaires:

  1. L'inexportation en France du cinéma populaire italien - je dis "populaire", ici, en pensant au tabac qu'ont fait maints Virzì au box-office italien - l'inexportation, dis-je, de ces films, en particulier les excellents 'Ovosodo' et 'Tutta la vita davanti' (que j'ai vus avec pour seule arme mon italien ânonnant de manuel pour touristes) me laisse pantois et vaguement inquiet. Je présume qu'il en va de même en sens inverse, pour le cinéma français en Italie ? Enfin, pour l'exportation des films italiens ici au Québec - un marché audiovisuel francophone - nous sommes totalement dépendants de ce qui sort ou ne sort pas en France. 'Io non ho paura' de Salvatores est sorti chez vous ? Alors on peut l'avoir ici. 'El Alamein' de Monteleone semble avoir été boycotté - ma perchè !? - par les distributeurs français ? Alors, il ne sort pas et personne ne sait que ça existe.

    Je n'avais jamais pris la pleine mesure de cette dépendance à un intermédiaire d'outre-Atlantique avant que le cinéma italien, vers le milieu des années 80, ne se mette à disparaître des écrans (petits et grands) à vitesse grand V: comme bien des spectateurs, j'avais tenu jusque-là pour allant de soi cette présence audiovisuelle italienne. Un quart de siècle plus tard, je ris amèrement de mes illusions d'alors...


    - Marc

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    1. Je n’étais pas au courant de cette dépendance. Alors donc, le Québec n’est pas mieux loti que la France en matière de cinéma italien… Les bonnes comédies qui, avec une promotion et une distribution adaptées, pourraient toucher un large public, ne s’imposent plus à l’étranger – tandis que d’autres films médiocres se fraient un maigre chemin et continuent de discréditer la production italienne.

      La situation n’est pas la même pour le cinéma populaire français. Bienvenue chez les Chtis ou Intouchables ont fait un tabac de l’autre côté des Alpes et sont l’objet de remake… D’autres films plus discrets réussissent aussi à trouver leur public, comme dernièrement Ernest et Célestine.

      Pour ma part, je continue à espérer et à garder mes illusions. Les réalisateurs italiens sont toujours aussi créatifs, et c’est bien là l’essentiel…

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