mardi 11 décembre 2012

"Playing for Keeps" : les mésaventures de Muccino en Amérique

BOX-OFFICE - Le dernier film du réalisateur romain à Hollywood s'est attiré les foudres du public et de la critique.


Playing for Keeps de Gabriele Muccino
De ce cinéaste, on ne veut retenir que Juste un baiser (L’ultimo bacio) – sa sensibilité, son énergie, sa justesse. Le reste n’est que superflu.

C’est avec ce film, en 2001, que Gabriele Muccino s’est forgé une réputation outre-Atlantique. Dès lors, Hollywood lui a fait les yeux doux ; le Romain s’est plu à réaliser avec Will Smith À la recherche du bonheur et Sept vies. Des succès commerciaux, formatés…
Avant le retour aux sources de Muccino il y a deux ans, en Italie, pour une piètre suite : Encore un baiser (Baciami ancora).

Mais le réalisateur n’avait pas encore achevé son expérience américaine et a rempilé pour un troisième film. Blindé de stars (Gerard Butler, Jessica Biel, Dennis Quaid, Uma Thurman, Catherine Zeta-Jones), Playing for Keeps est sorti vendredi dernier aux États-Unis.

Les chiffres, six millions de dollars pour le premier week-end, sont décevants. Sans parler des critiques acerbes. Alors Gabriele Muccino, dans un article de La Repubblica, crache sur un système qu’il ne supporte plus. "J’ai compris ce qu’est vraiment Hollywood, une industrie sans pitié où les gens racontent des bobards du matin au soir. Seuls comptent les graphiques, les test, le marketing, le profit."
 

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