lundi 21 janvier 2013

Chiffres 2012 : qui peut sauver le cinéma italien ?

CRISE – Les spectateurs délaissent les salles et se tournent vers les films étrangers…  L’an dernier, les succès dans les festivals internationaux n’ont pas permis aux films de trouver leur public à domicile.


Reality de Matteo Garrone
Reality de Matteo Garrone.
On s’en doutait, l’Anica l’a confirmé. L’Association nationale des industries cinématographiques et audiovisuelles vient de rendre public les désastreux chiffres de l’année 2012 : 10 % de spectateurs en moins, des recettes réduites de 8 %, une part de marché des productions italiennes qui passe de 37,6 à 27,5 %...

On blâme d’ores et déjà, de l’autre côté des Alpes, ces films d’auteur rejetant la veine populaire. Le pays a fait bel effet à l’étranger en présentant dans les festivals son César doit mourir, mais s’est attribué un maigre public avec une telle expérience esthétique. Reality n’a pas eu plus de succès.

À fouetter également, ces réalisateurs de comédies qui, en abaissant toujours le niveau intellectuel et artistique, pensent augmenter leurs entrées. Entre ces deux catégories, survivent péniblement les films à valeur politico-historique : Diaz, Piazza Fontana, ACAB.

Il fut un temps où des Nanni Moretti, Silvio Soldini, Paolo Virzì et, dans ses moments inspirés, Gabriele Muccino avaient l’aura de sauveurs du cinéma comique populaire, dignes fils de Fellini et Scola. Malgré les efforts, les Italiens ne trouvent plus leur compte dans les salles obscures et se repaissent de télé. L’horizon économique demeure sombre au pays de Cinecittà.
 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire