vendredi 18 janvier 2013

"L’homme qui viendra", l’horreur sans échappatoire

CRITIQUE – Trois ans après avoir remporté le David di Donatello, le film de Giorgio Diritti sort en France… où l'on découvre un devoir de mémoire peu inspiré.


"L'homme qui viendra" de Giorgio Diritti
Oh, insupportable pathos ! Huit cent personnes massacrées par les Nazis, dans la région paysanne de Bologne, ce n’était pas assez pour Giorgio Diritti. Histoire de mieux traumatiser les chaumières, il raconte ce drame à travers les yeux d’une douce fillette. Forcément muette, la fillette.

Il est certes bénéfique de s’attaquer à des tragédies méconnues, afin de les exorciser. Pour le coup, on plonge dans le devoir de mémoire et on nous oblige à sortir les mouchoirs. Exécutions, sang, hurlements d’enfants, L’homme qui viendra ne nous épargne rien… et à l’aide d’un lourd symbolisme, condamne la cruauté – mais en était-il besoin ?

Le réalisateur nous prend pour de pauvres imbéciles, qu’il faut nécessairement émouvoir en surenchérissant sur l’horreur. Un film long, scolaire, naïf, sans rythme ni finesse. Est-ce vraiment par ce type d'œuvres, exempte de réflexion, que l’on rend hommage aux victimes ?




Pour en savoir plus L’homme qui viendra (L’uomo che verrà) de Giorgio Diritti, sortie française mercredi 16 janvier 2013. Avec Maya Sansa, Alba Rohrwacher, Greta Zuccheri Montanari

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