samedi 23 février 2013

Pinocchio redevient pantin

CRITIQUE – La marionnette de bois change de père. Après Disney, Enzo d’Alò s’approprie le conte – tandis que Lucio Dalla lui donne voix. Une œuvre agréable, mais lacunaire. 


Pinocchio d'Enzo d'Alò, graphisme de Lorenzo Mattotti et chansons de Lucio Dalla
Adeptes de l’école buissonnière, du pays des jouets et des nez démesurés, revoilà Pinocchio ! Le héros dissipé sévit à nouveau sur les chemins du film d’animation.

Les habitués d’Annecy Cinéma Italien reconnaîtront l’auteur des affiches du festival, Lorenzo Mattotti, derrière le graphisme épuré et coloré : le bleu joyeux du ciel, le vert subtil des collines, l’ocre chaleureux des maisons.

La Toscane rayonne. C’est moins le cas pour les personnages, un peu trop lisses : ce Pinocchio-là manque d’empreinte, ce Geppetto-là de charisme.

Le même écueil touche le scénario. La dureté du conte original de Carlo Collodi sondait l’âme. Le symbolisme et la psychologie de Disney donnaient corps aux protagonistes. Ici, peu de réflexion sur la création, la filiation, l’image de soi… Mais une insouciante légèreté insufflée par le rythme vif de la réalisation d’Enzo d’Alò et des chansons de feu Lucio Dalla. On court, on danse, on oublie.

 


Pour en savoir plusPinocchio d’Enzo d’Alò, sortie française le 20 février 2013, sortie italienne le 21 février 2013
 

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