jeudi 6 juin 2013

"Diaz – Un crime d’État" : l’autre monde

SORTIE FRANÇAISE / CRITIQUE – En 2001, en marge du G8 de Gênes, la démocratie humiliée prenait des coups. Le film de Daniele Vicari en appelle aux consciences.


Diaz - Un crime d'Etat de Daniele Vicari
Les corps tremblent, les visages se tordent de douleurs, la vision se colore de rouge sang, les cris déchirent l’âme. La police vient d’entrer dans l’école Diaz, où passaient la nuit des manifestants altermondialistes. Du fond du ventre, Daniele Vicari relâche la violence du G8 de Gênes, en 2001. Avec autant de sauvagerie et d’incompréhension, elle nous heurte à coups de matraque. Comment en est-on arrivé là ?

Le cinéaste croise individus et groupes, archives et fiction. Il se refuse à tenter de comprendre et accorde peu d’espace psychologique aux agresseurs. Pas de montée en force, la rage est là dès le début. Comme la haine contenue en chacun de nous : elle explose parce qu’on lui a donné le droit de le faire. Et rien ne peut la stopper.

En provoquant le mal-être, Daniele Vicari nous met face à nos propres contradictions et sensations. Si Diaz pèche par quelques personnages faibles – l’incolore journaliste incarné par Elio Germano, le film ébranle et modifie les consciences.

Nous sommes tous responsables de la société que l’on crée.




Pour en savoir plus
Diaz - Un crime d'Etat de Daniele Vicari, sortie française mercredi 5 juin 2013. Avec Claudio Santamaria, Jennifer Ulrich, Elio Germano

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