mercredi 17 juillet 2013

"Une journée à Rome" sans Berlusconi

SORTIE FRANÇAISE / CRITIQUE – Francesca Comencini attaque le culte de la célébrité – on ne peut que lui en être reconnaissant.


Filippo Scicchitano et Giulia Valentini dans Une journée à Rome (Un giorno speciale) de Cristina Comencini
Elle se rêve actrice et, du haut de ses talons de 15 cm, a rendez-vous avec un député - qui pourrait lancer sa carrière. Il débute en tant que chauffeur pour ledit homme d’État et, engoncé dans son costume tout neuf, doit conduire la demoiselle à cette rencontre.

Mais Gina et Marco n’ont pas 20 ans. Un contretemps les pousse à passer autrement cette belle journée, entre confidences, jeux, bêtises et sentiments.

Avec la romance et la simplicité de la mise en scène, Francesca Comencini gratte le vernis. La belle voiture est égratignée, la robe déchirée, le luxe balancé. En 2009, une manifestation romaine prenait pour slogan "Une journée sans Berlusconi" (qu’on imagine sous les traits du député)…  Gina et Marco veulent la vivre.

La réalisatrice, armée de la tendresse d'une mère inquiète, dénonce l’attrait du pouvoir et de la gloire. Mais l’innocence est rattrapée. La belle vitalité se fracasse contre l’empire télé-politique.




Pour en  savoir plusUne journée à Rome (Un giorno speciale) de Francesca Comencini, sortie française mercredi 17 juillet 2013. Avec Filippo Scicchitano, Giulia Valentini, Roberto Infascelli... En compétition à Venise lors de la Mostra 2012.

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