jeudi 5 septembre 2013

"Chaque jour que Dieu fait" : un Virzì stérile

SORTIE FRANÇAISE – On attendait plus de savoir-faire dans ce film pauvre en humour, qui aborde pêle-mêle précarité et infertilité.


Federica Victoria Caiozzo et Luca Marinelli dans Chaque jour que Dieu fait (Tutti i santi giorni) de Paolo Virzì
Certaines déceptions sont plus vives que d’autres. Là, un maître de la comédie et de la satire sociale : Paolo Virzì a réalisé Caterina va en ville, Tutta la vita davanti, Ovosodo. Là, un trublion du scénario : Francesco Bruni a écrit les films précédemment cités et le drôlissime Scialla! Là, une bande originale remarquée : la chanson des Virginiana Miller a dégoté un David di Donatello.

Que s’est-il donc passé pour qu’au final, Chaque jour que Dieu fait demeure aussi plat que le ventre de sa protagoniste ?

Antonia, chanteuse, vit d’un job dans une agence de location de voitures. Amoureuse de Guido, intello réduit à travailler de nuit à la réception d’un hôtel, elle désespère d’enfanter. Tous les matins, lorsqu’il rentre, il la réveille en lui raconte la vie du saint du jour. Avant une énième tentative de procréation.

Aucune identité visuelle propre, ni aspérité dans la narration. S’enchaînent, comme autant de banalités scénaristiques, jalousie face au bébé de la belle-sœur, spermogramme, tentative de fécondation in vitro, crise de couple et intervention de la blonde superficielle.

On aurait pu juger cette comédie acceptable, si elle était l’œuvre de débutants.




Pour en savoir plus Chaque jour que Dieu fait (Tutti i santi giorni) de Paolo Virzì, sortie française mercredi 4 septembre 2013. Avec Luca Marinelli, Federica Victoria Caiozzo, Micol AzzurroAmilcar du public 2012 à Villerupt

À lire également : Paolo Virzì, le cinéaste qui aimait les précaires
Morceau choisi : centre d’appels déjanté dans Tutta la vita davanti
Joue-la Scialla !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire