dimanche 27 novembre 2016

34e Torino Film Festival, de la comédie aux documentaires

FESTIVAL -  La fête turinoise du 7e art a couronné hier le film chinois Juan Zeng Zhe (The Donor) de Qiwu Zang, laissant encore une fois les Italiens bredouilles. Ce qui n'enlève rien à la variété de la sélection, hors compétition. Retour sur quelques longs métrages transalpins présentés lors de cette semaine de cinéma.


Slam – Tutto per una ragazza d'Andrea Molaioli. Section Festa mobile

Inspiré du best-seller de Nick Hornby, Slam a le charme des bonnes comédies italiennes actuelles. Avec un sujet fort : la parentalité précoce. La vie du protagoniste, Sam, 16 ans, bascule lorsque sa petite amie tombe enceinte. Il se réfugie dans sa passion pour le skate et la star de la discipline, Tony Hawk.
Les jeunes acteurs sont dirigés brillamment, tout comme  l'expérimentée Jasmine Trinca qui trouve un rôle de mère à sa hauteur. Humour, justesse des dialogue, créativité visuelle… le réalisateur Andrea Molaioli mène l'ensemble avec intelligence. Nous avions découvert cet ancien assistant de Nanni Moretti avec le sombre L'Empire des Rastelli, en 2011 : le voici enfin dans un registre qui correspond mieux à sa sensibilité.

> Sortie italienne jeudi 23 mars 2017





Roberto Bolle – L'Arte della danza de Francesca Pedroni. Section Festa mobile

Il a pour lui l'élégance, la physique d'une statue grecque et le talent d'un grand danseur classique. Mais Roberto Bolle aurait dû rester loin du cinéma… Avec ses amis qui louent sa grandeur, ce documentaire le suit dans sa tournée revisitant des ballets au cœur de lieux historiques : les ruines de Pompéi, les thermes de Caracalla, les arènes de Vérone.
On peut admirer la star (à l'origine du projet filmique) au milieu de ses fans, l'écouter dans de vagues réflexions philosophiques sur l'art… Que d'arrogance. Seule la danse, sublime, entre répétitions et spectacles, nous sort de l'ennui dans lequel la plate réalisation et le nombrilisme nous plongent.

> Sortie italienne lundi 21 novembre 2016





A pugni chiusi de Pierpaolo De Sanctis. Section TFFdoc/Italiana.doc

Malgré quelques erreurs de parcours, le Torino Film Festival a le chic pour dénicher des documentaires italiens réussis. A pugni chiusi fait partie de ces sympathiques découvertes. Pierpaolo De Sanctis nous emmène dans une histoire mêlant cinéma et politique, celle de l'acteur Lou Castel.
Suédois naturalisé Italien, il rencontre la gloire dans les années 60, avec Les Poings dans les poches de Bellochio. Militant d'extrême gauche, il est expulsé en 1972 et poursuivra sa carrière d'acteur en France.
Aujourd'hui âgé de 73 ans, de retour à Rome, il raconte avec simplicité et franchise les tourments de sa vie. On retiendra cette touchante séquence où il aperçoit au loin l'appartement de son enfance… Si le personnage contribue à la réussite du documentaire, le réalisateur a le mérite de le mettre en scène avec grâce, de savoir doser ses interventions et d'inclure les bonnes images d'archives.

> Sortie italienne vendredi 25 novembre 2016


34e Torino Film Festival, du 18 au 26 novembre 2016. Palmarès sur www.torinofilmfest.org

A lire également :
2015 : Pas de prix italien au Torino Film Festival
2014 : Torino Film Festival : deux Français en compétition, deux Français primés
2013 : Torino Film Festival : du rire, du glamour et beaucoup d'attente

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