mercredi 25 janvier 2017

"Les Confessions" : sermon au pouvoir économique

SORTIE FRANÇAISE – Après Viva la libertà, le réalisateur Roberto Andò s'attaque à nouveau aux politiques. Une mise en scène du secret réussie, mais qui manque de corps.


Toni Servillo dans "Les Confessions"
Toni Servillo en moine, Daniel Auteuil en directeur du FMI. Joli point de départ. Dans un hôtel perdu quelque part en Allemagne, un séminaire réuni les ministres des plus grandes puissances économiques. Leur but reste mystérieux. Mais il est mis à mal lorsque leur leader se suicide après s'être confessé.

Une étrange atmosphère règne dans le bâtiment, luxueux, coupé du monde. Les secrets politiques n'en sont que plus pesants… L'image travaillée rappelle Youth de Paolo Sorrentino et une plaisante tension en découle. Voilà donc la réussite des Confessions, appuyée par un casting de premier choix.

En revanche, on peut reprocher au réalisateur Roberto Andò un manichéisme gênant : le religieux au grand cœur face aux pourris de l'économie. Quelques ministres nuancent le tableau, mais insuffisamment. L'ennui pointe son nez, au fil de cette intrigue un peu faiblarde.




Les Confessions (Le Confessioni) de Roberto Andò, sortie française mercredi 25 janvier 2017. Avec Toni Servillo, Daniel Auteuil, Connie Nielsen, Pierfrancesco Favino, Lambert Wilson, Marie-Josée Croze...

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